La Chatel Chablais Leman Race, 14 Juillet 2019: La Chatel Chablais, ça plait!

Et ça plaît si bien que ce ne sont pas moins de 800 cyclos qui se sont donnés rendez vous à Châtel, au cœur du domaine des Portes du soleil pour participer à cette première édition de la Chatel Chablais Leman Race (CCLR 2019). Il faut dire que Sébastien Medan et les bénévoles de l’organisation proposaient de belles prestations pour cette épreuve : un parcours attractif entre la France et la Suisse, une dotation plutôt exceptionnelle (50 000€ dont 2 voitures Kia à gagner) et la présence de parrains de prestige en la personne de Greg Lemond et de Laurent Brochard.Une affiche plutôt alléchante, restait un paramètre moins contrôlable, la météo : celle du jour était parfaite avec une quinzaine de degrés et un soleil généreux dès 7h (idéal avec le départ matinal à 6h30). Le drapeau baissé, les quelque 550 participants du jour (grand parcours) ont filé vers la chapelle d’Abondance pour passer la première difficulté à savoir le col des Corbières. Échappés dès les premiers kilomètres, Maxime Galletti, Nicolas Roux et Alexandre Latil le passeront en tête pour arriver dans cet ordre au terme des 146 kms avec une moyenne très élevée pour une montagnarde.

A quelques distances suivant les ambitions et l’état de forme, la première difficulté passée, on se jette dans la descente rapide et technique du Biot. Et si on ajoute un trop plein d’audace à la forme et à l’ambition, il arrive qu’on quitte la route pour visiter les talus… Heureusement le parcours a été parfaitement sécurisé sur son ensemble (nombreux signaleurs et motards) et un bénévole agitant un drapeau jaune signale à notre passage la présence de coureurs (3 ou 4) en délicatesse dans les accotements rocheux (au final de belles égratignures, un traumatisme crânien et une clavicule).
Passée la longue côte de Champagnes, les groupes morcelés se regroupent dans la descente pour aborder en plus large comité la partie plate du parcours soit la cinquantaine de kilomètres bordant le lac Léman.

Notre groupe, comprenant un bonne quarantaine de coureurs, dont les premières féminines, progresse alors à vive allure, ignorant le ravitaillement d’Evian les bains puis passant, toujours sans lever le pied, la frontière franco suisse. Au ravitaillement suivant, (à Aigle, au Centre Mondial du Cyclisme) , préférant la prudence au confort du groupe, nous sommes quelques uns à mettre le pied à terre avant de repartir pour aller chercher le pied de la montée des Rives, une belle Ascension à 8% qui se termine par une agréable route en balcon avec une pente moins sévère, l’occasion de profiter pleinement du magnifique panorama. Une descente rapide à travers les alpages et les chalets d’altitude nous ramène vers Champery, C’est le dernier ravitaillement, je fais rapidement le plein et repars tandis qu’un concurrent  se « vide » devant moi sans mettre pied à terre…. c’est la course. D’ailleurs plus de groupes, chacun est à son rythme pour affronter la dernière difficulté du jour, le Pas de Morgins. En compagnie d’Émilie Bottoni, bien identifiable dans sa tenue rose-quand la quasi totalité du Peloton arbore le maillot blanc et bleu de l’épreuve avec chaussettes assorties- et 2eme du scratch « femme » *  derrière l’italienne Anita Manzano, je bascule vers Châtel pour rejoindre la ligne d’arrivée. *(11%des participants) Le parcours est finalement conclu en ayant vu en tout et pour tout, 2 gels au sol et 2 cannettes coca cola issues du ravitaillement d’Evian (!), des boissons encombrantes qui laissent souvent un souvenir collant… Sébastien, quant à lui, surprenant un délestage, se rapprochera de l’organisateur dont le message était clair, délestage égale exclusion de l’épreuve… 

La ligne  et la médaille passées, c’est l’heure des comptes, ils sont vite faits, une borne connectée indique en temps réel les différents classements, sur le petit parcours, les lauréats sont Romain Fiard et Laure Anne Ferrent. L’heure est maintenant à la gastronomie savoyarde, diots et pommes de terre nouvelles, fromage et muffin aux myrtilles : reconstituant et local, le tout servi avec des assiettes en carton et des couverts en bois. Comme pour le « kit » participant dans son sac en coton, on apprécie l’engagement de l’organisateur à faire le maximum pour réduire l’impact sur l’environnement.