C’est en ce début l’automne que le moment semble venu de faire un petit point sur les actions Green-Cycling qui nous animent et nous passionnent depuis de nombreuses années. Certes tout a changé, et en particulier depuis la période Covid, moins de rendez-vous communs sur des épreuves cyclosportives, chacun y allant de son côté car il nous semble impossible d’oublier nos vieilles habitudes de cyclistes, envers et contre tous les accidents et ces convalescences qui en retardent certains plus que d’autres. J’aurais ici une pensée pour notre Président Patrick François sans qui rien de toutes ces aventures n’aurait été possible.

L’idée est donc, avec ce memo, de rappeler que les objectifs de nos engagements en matière d’environnement, de sécurité et de santé ne sont toujours pas vains. Bien au contraire, il semblerait que ce que nous pensions acquis soit remis en question en regard des expériences récentes qui furent les nôtres.
- Environnement : un certain nombre de nos anciens amis continuent de participer brillamment à des épreuves de renom. De mon côté, participer à l’étape du Tour by Zwift, sur une étape du Tour de France féminin, cette année entre Vaison-la-Romaine et le Mont Ventoux, restait l’objectif d’un « rescapé ». Nouvelles pratiques, pédales plates, rétroviseur, mais juste passer la ligne d’arrivée. Objectif atteint, dans la douleur certes, la chaleur, le manque d’eau chronique dans ce type d’épreuve de masse quand vous partez avec un gros dossard, mais la joie de faire partie de ces finishers qui en ont sans doute plus bavés que d’autres. Et puis avec ce même émerveillement de voir nos amies et amis, anciens (ou futurs ?) Green réaliser des temps « canons ». Pour ce qui est de l’accent mis sur l’environnement, le rejet des déchets, j’ai le sentiment que la pression est un peu retombée, tant dans le village départ que le matin de l’épreuve. Et s’il faut reconnaître que les 11.000 cyclistes ont été assez raisonnables cette année, il nous parait nécessaire de toujours rappeler les bases qui permettront à ces épreuves de masse de perdurer.

- Sécurité : durant une semaine du mois de septembre fût labellisée « semaine de la mobilité » et il y avait à Aix-les-Bains une manifestation intitulée « Vélo & Mobilités », l’occasion d’échanger avec les services de la préfecture de Savoie et de prendre le pouls d’une situation qui ne s’arrange guère en matière de sécurité pour les cyclistes. Le visuel, « Sécurité Oblige » affiché clairement sur les dernières tenues fabriquées par cette marque exemplaire en matière de recyclage des fibres textiles, VELOR, ne pouvait être qu’un argument supplémentaire pour rappeler que les pratiquants « de notre espèce » auraient surement des propositions concrètes à apporter aux services de l’état sur le sujet. La Préfecture de Savoie possède à présent nos coordonnées, nous verrons bien. Le doute persiste, l’espoir fait vivre quant à la possibilité d’une prise en compte réelle de nos aspirations.

- Santé : nous avons la chance d’avoir dans le bassin qui entoure le Lac du Bourget, entre Aix-les-Bains et Chambéry, à la fois une forte présence et cyclistes, professionnels compris et une université reconnue dans des domaines de pointe, avec un accompagnement personnalisé pour les sportifs de haut-niveau, avec des entreprises qui permettent des programmes de recherche et développement poussés. Et c’est dans ce cadre que l’Université de Savoie Mont-Blanc, le Laboratoire Interunivsersitaire de Biologie de la Motricité et la section STAPS représentée par Néva Béraud-Peigné, vont effectuer une série d’analyses sur les cyclistes et sur des personnes ayant une faible activité physique (moins de la référence de 2h30 d’activité physique par semaine).


- Le programme CLIMAGE va analyser de manière scientifique les effets de la température sur la motricité d’une tranche d’âge comprise entre 65 et 75 ans. Aventurier, cobaye ou simple quidam que ces sujets intéressent, j’ai eu ce 15 octobre un premier rendez-vous en milieu médical pour vérifier que j’ai les aptitudes à remplir cette mission de cobaye qui sera réalisée, non pas dans une roue, mais sur un vélo en milieu clos avec la somme de capteurs nécessaire et suffisante pour le bon déroulé de cette étude qui aborde avec sérieux l’effet du réchauffement climatique sur les sportifs âgés. Il est à noter que Néva recherche aussi, voire surtout, des personnes inactives, ce qui est rare dans notre région. Nous croisons plus souvent des cyclistes professionnels du cru, comme Paul Seixas ou Bastien Tronchon, ou qui s’y installent – et même des Bretons comme Marie Le Net ou Pierre-Henri Basset – que des inactifs !
Il est donc bien un endroit où la « philosophie Green-Cycling » semble avoir de l’avenir, qui sait ?
Vincent/Green Cycling
CPT.com
10/2026
Texte et Photos V.H
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